• Dans le Parc national du Mercantour

    > Le vallon de la Madone de Fenestre

    Le sanctuaire de la Madone de Fenestre (parking) - 2,5 km A/R

    Le site de la Madone de Fenestre n'est rien moins que majestueux. Il est peu austère, car, malgré quelques mélèzes et arolles (pins cembro) épars, la roche domine.

    Epilobe, camomille et potentille
    Vous suivez d'abord le ruisseau, entre les vallons du Cabret et du Ponset. Dès le mois de juillet s'épanouissent ici les amples bouquets roses de l'épilobe en épi. Cette plante est également connue sous le nom de laurier de Saint-Antoine.

    Le chemin s'élève ensuite en pente douce, se faufilant entre de gros blocs rocheux aux formes arrondies. Chaque anfractuosité semble destinée à accueillir les rosettes duveteuses de la joubarbe à toile d'araignée, espèce utilisée pour le traitement des plaies. Vous la reconnaîtrez sans peine à ses courtes mais fières inflorescences carmin.
    Là où l'eau ruisselle s'est établie la saxifrage aizoïde, qui porte des feuilles un peu charnues.

    Dans le Parc national du MercantourL'éclat acidulé de ses fleurs jaunes apporte une note colorée dans ce paysage minéral. La rose des pétales largement étalés de l’œillet des Alpes vient aussi égayer les lieux.
    A la fin de la montée apparaissent, au milieu des touffes d'herbe, les blancs capitules de la camomille du Piémont. Dans les parties les plus caillouteuses, la potentille de Valdieri, une plante endémique des Alpes-Maritimes, tente d'exhiber ses larges mais discrètes fleurs, de couleur jaune verdâtre.

    Vie et mort de la saxifrage
    Dans le Parc national du MercantourVous avez atteint un replat herbeux, où subsistent les vestiges d'anciens abris en pierre. Le bétail fréquente les lieux, s'appliquant dans son pâturage à négliger les grandes gentianes jaunes, toxiques. La gentiane est utilisée, dans la plupart des régions, dans la fabrication de boissons apéritives ou digestives.
    Suivez le lit du ruisseau, pour atteindre un court défilé rocheux. Sur les parois de se goulet s'accroche la saxifrage à mille fleurs. Si ses denses rosettes de feuilles sont communes, il vous faudra un peu de chance pour observer les quelques individus dressant leur imposante inflorescence rose clair. Les mois de juillet et d'août sont la meilleure période pour assister à cette floraison. Mais elle ne se renouvelle pas tous les ans, et annonce la mort de la plante. La saxifrage à mille fleurs est strictement endémique de la partie centrale siliceuse de ce massif. Une autre plante, plus discrète, la silène à feuilles en cœur, est également unique. Vous l'identifierez à ses pétales blancs profondément échancrés et à son contact visqueux.

     

    Christophe GILBERTON
    Source : Balades dans la France des fleurs aux éditions France Loisirs


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