• La lutte biologique

    Il apparaît comme une nécessité de lutter contre les ravageurs des cultures pour la survie de l'espèce humaine. On estime à près d'un tiers la partie des récoltes mondiales détruite par les espèces nuisibles chaque année, sans parler de millions de personnes contaminées par des maladies qui sont transmises par les insectes.

    La lutte biologiqueDe tout temps , l'homme a cherché à combattre ces fléaux. Dès l'antiquité, on utilisait le soufre et l'arsenic contre les ravageurs ; en 1763 on testait le jus de tabac sur des pêchers envahis par les pucerons.

    Après la première guerre mondiale, on entrait dans le début de l'ère chimique. En 1993, on estimait la consommation mondiale de pesticides à 400 millions de tonnes de produits, soit deux fois plus qu'en 1985 mais surtout 400 fois plus que dans les années 1930.
    La France est le 3ème consommateur mondial de pesticides et le 1er consommateur Européen selon une étude « IFEN pesticides » parue dans « Agriculture ».

    Autour de 6000 substances chimiques autorisées sont homologuées en France. Des données permettent de constater la présence de pesticides dans toutes les phases atmosphériques ; ils sont présent dans l'air, dans l'eau et le sol. Il faut noter aussi que 80 % des produits épandus le seraient en pure perte (manque leur cible ou sont dégradés par des phénomènes naturels).
    L'agriculture biologique propose une lutte alternative en faisant appel à des méthodes plus respectueuse de l'environnement et plus soucieuse de la santé humaine.

    Différentes méthodes peuvent être recensées :


    - L'utilisation de variétés résistantes vis-àvis des ravageurs posant le plus de problème.
    - L'utilisation de mesures prophylaxiques telles que la rotation des cultures sur plus de trois ans ; l'association judicieuse de plantes qui gênent la venue des ravageurs ; l'utilisation de plantes répulsives vis-à-vis de certains ravageurs indésirables ; la pose de voile anti-insectes ou encore le travail du sol qui peut remonter les larves de nuisibles à la surface où elles sont brûlées par le soleil.
    - ChrysopeFavoriser l'accroissement du taux de mortalité d'un ravageur par l'introduction de leurs ennemis naturels et notamment par des lâchers d'insectes parasites, des insectes nuisibles qui vont pondre dans les oeufs ou les larves de ces derniers et effectuer leur développement dans le corps de « leur hôte ».
    - Augmenter la présence de leurs ennemis naturels par la plantation de haies composites, par la création de bandes fleuries ou enherbées, par la pose de nichoirs à oiseaux ou encore la mise en place d'abris divers qui permettent de maintenir sur la parcelle cultivée ces animaux utiles (chrysope, coccinelles, punaise prédatrices...).
    - L'utilisation de différents nématodes parasites qui sont de minuscules vers et qui vont parasiter certains champignons pathogènes du sol, certaines larves souterraines ou encore d'autres nématodes qui eux sont ravageurs des cultures.
    - L'utilisation de micro-organismes pathogènes (bactéries, virus, champignons) qui va infecter et détruire certains ravageurs des cultures.
    - Une autre méthode consiste à mettre en concurrence deux champignons, l'un pathogène et l'autre son antagoniste qui va progressivement se substituer à la souche virulente qui sera éliminée (cas du chancre du châtaigner).
    - Chercher à diminuer le coefficient de natalité des espèces indésirables par l'utilisation d'attractifs sexuels (une concentration minimale de ces phéromones sexuelles permettra d'attirer les insectes dans des pièges ce qui donnera des informations quant à leur niveau de présence et sur l'évolution de leur vol, alors qu'une diffusion importante de ces mêmes phéromones aura pour effet de désorienter les insectes visés qui ne retrouveront pas leur congénère provoquant ainsi l'absence d'accouplement).

    Chemin faisant !

    Pascal PARIS
    Chargé de l'environnement - A.N.G.S.F.

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :