• Un fruit, selon la définition du langage botanique, est l'organe végétal qui protège la graine. Ce fruit succède à la fleur par transformation du pistil après fécondation. Ainsi, la paroi de l'ovaire forme la partie charnue et l'ovule donne la graine.

    Dans le cas d'un «vrai fruit», seul le pistil se transforme après la fécondation, tandis que les autres parties de la fleur dégénèrent. Dans un «faux fruit», il y a combinaison de plusieurs organes de la fleur (principalement du réceptacle floral). Les fruits comestibles sont classés en plusieurs catégories.

    On distingue :

    - Les fruits simples (vrais), charnus, que sont les drupes (pêche, prune, cerise, abricot...) et les baies (myrtille, groseille, cassis...). La noix et l'amande dont on consomme la graine font également partie de cette catégorie.
    - Les fruits multiples (mûre, framboise...), sont aussi des vrais fruits dont les quarantaines de petites drupes qui les composent sont autant de fruits et l'ensemble forme la partie comestible. - Les fruits composés (figue, cynorhodon). La partie que nous consommons est le réceptacle fermé de l'ancienne fleur, qui contient les véritables fruits que sont les akènes et que nous croyons être des graines. Dans le cas de la châtaigne, nous consommons la graine, le péricarpe est sec (peau marron) et la bogue est constituée par les bractées de l'ancienne fleur.
    - Les fruits complexes. On trouve dans cette catégorie :

              * La fraise dont les véritables fruits sont les nombreux akènes (minuscules grains secs) qui la recouvrent. La partie charnue que nous mangeons est en réalité le réceptacle hypertrophié de l'ancienne fleur.
              * Les pommes et les poires ; ce que l'on consomme est le conceptacle (réceptacle) de l'ancienne fleur. Le vrai fruit est composé du trognon contenant les graines (pépins) et s'étend jusqu'à la ligne verte que l'on perçoit lorsque l'on coupe le fruit en deux morceaux.
    En observant un fruit dans son ensemble on remarque à l'opposé du pédoncule une petite cavité qui contient les restes des pièces florales (sépales, étamines desséchées).

    Chemin faisant

    Pascal Paris
    Chargé de l'environnement - A.N.G.S.F.

    votre commentaire
  • Lors de nos promenades estivales et automnales, le long du chemin, de nombreux arbres et arbustes fruitiers arborent leurs fruits aux promesses de saveurs fraîches ; sucrées ; acidulées. Mûrs à souhait, nous nous délectons à consommer cette offrande de la nature qui nous donne le tonus nécessaire à la poursuite de notre parcours. Il arrive cependant, d'être désagréablement surpris par la présence d'un intrus à l'intérieur du fruit sur lequel nous venons de poser la dent. Une petite présentation de ces « vers » s'impose.

    Les vers des fruitsLe carpocapse Sur les prunes, les pommes, les poires, les coings, les noix et les châtaignes, nous pouvons rencontrer le carpocapse. Ce sont de petits papillons d'environ 15 à 20 mm, de couleurs et de dessins variables en fonction des espèces. Ces papillons volent de mai à août. Au cours de ces mois, en général, deux à trois générations vont se succéder et se chevaucher. Ils volent de préférence à l'aube lors des journées chaudes et peu venteuses et vont pondre leurs ½ufs sur les fruits (sortes de petites lentilles blanchâtres d'environ 1 mm). A sa naissance, la chenille va creuser une galerie qui atteindra la partie centrale du fruit. A son complet développement, la chenille qui mesure environ 1 cm va quitter le fruit et se réfugier dans des anfractuosités de l'écorce des arbres concernés où elle va hiverner.

    Les vers des fruitsLa mouche de la cerise Sur les cerises, nous trouvons la mouche de la cerise. Elle apparaît de la mi-mai à la mi-juin suivant les régions et elle mesure 5 mm de longueur. On la reconnaît à son petit bouclier jaune à l'arrière du thorax. Les ½ufs sont pondus sur les cerises en cours de maturation. Les larves qui sont de vrai vers (car dépourvus de pattes = asticots), se nourrissent de la chair des fruits. Lors de la chute des cerises atteintes, ces larves se nymphosent dans le sol, dans des pupes de 4 mm de long où elles passent l'hiver.

    Les vers des fruitsLe balanin Les balanins des noisettes sont des espèces de petits charançons avec un rostre prononcé. Les adultes apparaissent courant mai, ils perforent les jeunes feuilles et les petites noisettes. . La ponte à lieu en juin dans les jeunes fruits encore tendres. Durant son développement (40 à 60 jours) la larve creuse une galerie dans l'amande puis perfore la coque et se laisse tomber au sol où elle s'enfouit entre 10 et 25 cm de profondeur. Une autre espèce de balanin sévit sur les châtaignes.

    Le « ver » des framboises est un autre coléoptère. Il est gris brun, ovale et mesure 4 à 5 mm. Il vole en mai et juin. De juin à juillet il pond ses ½ufs sur les fleurs. Les larves, jaune blanchâtre se retrouvent ensuite sur les fruits. Ces larves vont se nymphoser sur l'écorce des framboisiers ou dans les fentes des tuteurs puis l'insecte adulte ira hiverner dans le sol.

    Chemin faisant,

    Pascal Paris
    Chargé de l'environnement - A.N.G.S.F.

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique