• Pinson des arbres

    Pinson des arbres

    Portrait Le mâle arbore une calotte et une nuque bleu ardoise, avec des joues et un ventre roses tirant sur le rouge. La femelle est brun olive dessus et brun-gris dessous.
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    Envergure 26 cm environ
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    Habitat Comme son nom l'indique, le pinson se trouve partout où il y a des arbres, dans les parcs et les jardins, les haies, les bois et les forêts.
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    Reproduction Le nid est une coupe d'herbes sèches et de mousse, parfaitement camouflée par un revêtement extérieur de fragments d'écorce, de lichens et de toiles d'araignées ; il est placé à la fourche d'une branche. La femelle pond et couve seule de 4 à 5 œufs, et peut assurer deux couvées dans l'année.
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    Nourriture Graines surtout, complétées par des baies, des jeunes pousses et, en été, des insectes et autres invertébrés, glanés au sol. Sur les mangeoires, il apprécie surtout les graines, notamment de tournesol, les miettes et autres déchets de cuisine.
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    Présence Il est présent toute l'année dans nos régions, ses populations sont renforcées en hiver par des migrateurs venus du Nord.
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    Cris et chant De la fin de l'hiver au début de l'été, le mâle répète inlassablement son chant mélodieux pour marquer son territoire. Les pinsons émettent bien d'autres cris pour communiquer entre eux : appel, cri d'alarme, cri d'envol, cri de rut.
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    Rien de plus agréable que le chant du pinson des arbres à la fin de l'hiver. Accompagnant l'allongement des jours, il annonce le retour du printemps avant même le redoux des températures. Le mâle entonne son chant du matin au soir, le répétant plusieurs centaines de fois par heure, pour marquer son territoire face aux autres mâles et pour séduire une femelle désireuse de fonder une famille.

    Ce chant semble immuable et le jardinier peut identifier à l'oreille son locataire, sans avoir besoin de le voir. Et pourtant, les motifs de ce chant peuvent être si variés que des populations éloignées de quelques centaines de kilomètres ne se comprennent plus. Une dame pinson du Massif Central n'entend rien à ce que peut lui dire un compère du piémont des Pyrénées. C'est le résultat inattendu d'une étude des pinsons d'un grand quart sud-ouest de la France.

    Rituel amoureux
    Quand la visiteuse est là, ce n'est pas encore gagné. Le galant montre ses plus beaux atouts, queue largement étalée, ailes frémissantes à moitié déployées. Semblant hésiter, il tourne autour de la femelle, bombe le torse pour mettre en avant sa poitrine rose et se tourne sur le côté pour mettre en avant les barres blanches de ses ailes.

    Si la femelle reste indifférente aux avances du mâle, la parade dégénère en poursuite. Si la femelle est séduite, elle répond à cette parade amoureuse en abaissant ses ailes, en émettant un cri d'attente semblable à un cliquetis et en relevant tête et queue, appel à l'accouplement. Celui-ci scelle les liens du couple, et ils collaborent désormais à la défense du territoire. Lors de conflits de voisinage à propos de violations du territoire, le mâle et la femelle affrontent chacun les adversaires de leur sexe.

    Fonder une famille
    La grande affaire du moment est la construction du nid qui abritera les couvées. Le choix de l'endroit ne se fait pas à la légère, et c'est le mâle qui choisit l'emplacement qui lui semble convenir. Sa collaboration s'arrête là, il occupe ses journées à chanter pendant que la femelle bâtit le nid. Tout au plus participe-t-il à la collecte de quelques matériaux qu'il apporte symboliquement à la femelle.

    La femelle prend seule en charge la couvaison. Le mâle continue à chanter, et ne la remplace ou ne la nourrit que très rarement. Le plus souvent, elle doit s'absenter brièvement du nid si elle veut prendre un peu de nourriture. Mais dès l'éclosion, les chants s'arrêtent presque totalement, toute l'énergie du couple étant prise pour la recherche des chenilles et autres petits insectes donnés à la becquée.

    L'avantage du nombre
    Pourquoi le territorial du printemps, si prompt à défendre son petit coin de jardin arboré, devient-il soudain adepte de la collectivité dans les friches et prairies ? Au moment de la reproduction, il faut pouvoir disposer de ressources alimentaires suffisantes à proximité du nid pour élever au mieux les oisillons. Le territoire n'a pas besoin d'être très grand, mais d'être exclusif. D'où l'énergie dépensée pour le défendre. Et il doit comprendre des arbres pour abriter le nid et chercher les insectes qui constituent la meilleure becquée des oisillons.

    En hiver, au contraire, la recherche de la nourriture prime. Granivore, le pinson exploite des ressources qui sont généralement abondantes. Quand une troupe arrive dans un champ ou une friche, les graines sont si nombreuses qu'il n'y a pas compétition entre les individus, tout le monde aura à manger. Le plus dur est de trouver les endroits intéressants. Il est plus facile de les détecter en bande, des explorateurs pouvant partir de tous les côtés. Et la sécurité est mieux assurée en groupe que seul, dans un endroit dégagé que dans un milieu fermé.

     

    Christophe GILBERTON
    Source : Les oiseaux du jardin - Flammarion


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