• Rouge-gorge familier

    Rouge-gorge familier

    Portrait Mâle comme femelle arborent une face et une gorge orange vif, bordée de gris sur les côtés, alors que le ventre est blanc et le dos brun olive.
    _______________________________________________________________________

    Envergure 20 à 22 cm
    _______________________________________________________________________

    Habitat Forêts et bois clairs, haies, friches boisées, parcs et jardins.
    _______________________________________________________________________

    Reproduction Le nid est construit au début du printemps sur le sol ou près du sol, souvent à l'abri de la végétation. Construit avec des mousses, des herbes sèches, des feuilles mortes, il est parfaitement camouflé. Il peut s'installer dans un bâtiment tranquille, dans un pot de fleurs ou sur une étagère. La femelle pond et couve seule 4 à 6 œufs, et peut assurer 2 couvées dans l'année.
    _______________________________________________________________________
     

    Nourriture Insectes, vers de terre et autres petits invertébrés tout au long de l'année, avec des fruits et des graines en complément l'hiver. Il vient picorer graisse, cacahuètes, vers de farine et graines diverses sur la mangeoire en hiver.
    _______________________________________________________________________

    Présence Il est présent toute l'année. Une partie de la population part vers le Sud à l'automne, remplacée par des oiseaux du Nord ou de l'Est, venus hiverner chez nous.
    _______________________________________________________________________

    Cris et chant Le cri d'alarme est une succession de "tssii" et de "tic". A la fin de l'hiver et au printemps, le chant doux et musical, composé de trilles aigus enchaînés, retentit dès l'aube et jusqu'au crépuscule.
    _______________________________________________________________________

    Le rouge-gorge familier considère le jardin comme son domaine personnel et le parcourt sans cesse en tout sens.
    Les bâtiments ouverts sur l’extérieur, garage ou cabane de jardin, reçoivent sa visite, et parfois il y bâtit son nid dans un coin. La maison elle-même est annexée.
    A la mauvaise saison, il arpente la terrasse à la recherche de miettes, se perche sur les appuis de fenêtre.

    Il sait tirer bénéfice des activités du jardinier. Quand vient le moment du bêchage, il n'est jamais bien loin. Posé sur une branche basse, sur un piquet, sur le manche d'un outil, il surveille le travaille et plonge parfois d'un coup d'aile pour extirper un ver de la terre remuée.

    De familier, il peut parfois passer à sans-gêne. En hiver, quand la nourriture se fait rare, il vient picorer des croquettes dans la gamelle des chats posée sur la fenêtre. Mais il ne mange pas n'importe quoi. Toutes les couleurs lui conviennent, sauf le vert. Il farfouille de son bec fin à la recherche d'une croquette à son goût, la gobe ou la saisit dans son bec avant de s'enfuir d'un coup d'ailes.

    Parfois, le tri soigneux n'a laissé que quelques croquettes vertes. Alors il râle. Posé sur le bord de la gamelle, il piaille, tape du bec sur le fond, s'ébroue, bref manifeste bruyamment son désappointement. A la seule vue d'une ombre qui bouge derrière la fenêtre, il se réfugie sur un poteau. Mais une fois le plein de croquettes fait, il vient aussitôt se servir.

    Le jeu subtil de la séduction
    Chaque mâle restant cantonné sur son petit domaine, c'est à la femelle de faire le premier pas. Mais comme rien ne la distingue d'un mâle, le premier contact n'est jamais tendre. La femelle se signale par un chant, pénètre sur le territoire du possible partenaire. Celui-ci réagit comme à son habitude, tentant d'intimider cet intrus par son chant et ses postures.

    Au lieu de fuir, la femelle répond par d'autres postures d'intimidation et d'autres chants. Mieux, elle continue à se rapprocher et vole vers le mâle. Celui-ci comprend alors qu'elle n'est pas un concurrent, mais au contraire une célibataire cherchant à fonder un foyer. La tension tombe alors peu à peu, et les oiseaux font plus amples connaissance, la séduction succédant à l'intimidation. Si le mâle convient à la femelle, ils font ensemble le tour du territoire pour qu'elle apprenne à connaître ses limites et ses ressources.

    Pas de chichi chez les rouges-gorges. La femelle sollicite la copulation par une attitude soumise. Le mâle sait se montrer galant. Il offre souvent un insecte, offrande rituelle qu'il renouvellera régulièrement jusqu'au début du nourrissage des oisillons. La femelle y prend goût, puisqu'elle se conduit comme un oisillon mendiant la becquée dès qu'elle voit son compagnon avec une proie au bec.

    Un locataire peu difficile
    Dès que l'accouplement a eu lieu, la femelle prend seule en charge la construction du nid. Dans la nature, elle choisit un trou dans un talus, dans le bord d'un fossé, entre les racines d'un gros arbre ou entre les rejets d'une souche recépée, sous un buisson épais, une touffe de végétation ou même à l'abri d'une grosse pierre ou dans un terrier de lapin.

    Mais à proximité de l'homme et au jardin, le choix est bien plus vaste. Un trou dans un mur, un lierre touffu, un tas de bois, un pot ou une simple boîte de conserve oubliée dans un coin, autant de sites possibles.
    Là où les chats représentent une menace, notre oiseau peut construire son nid en hauteur. Il peut utiliser un trou dans un tronc vermoulu, le dessus d'une poutre dans un bâtiment ouvert, un nichoir.

    Les joies de la famille
    Quel que soit le lieu choisi par la femelle, celle-ci y construit une coupe de mousse, de feuilles mortes, d'herbes sèches et autres matériaux ramassés au sol. Le nid se confond alors parfaitement avec celui-ci, rendant sa détection très difficile quand l'observation attentive du va-et-vient des propriétaires ne dévoile pas sa présence.

    Occupée à couver, la femelle offre son dos aux regards d'éventuels prédateurs, dont la couleur brune se confond avec les matériaux du nid. Alarmée par une présence indiscrète, elle se tasse au fond du nid pour dissimuler aux regards la tache colorée de sa gorge qui pourrait la trahir. Ce n'est qu'au dernier moment, quand le danger lui semble imminent, qu'elle s'envole.

    Si la femelle couve seule les œufs, les deux partenaires s'occupent de nourrir la nichée. Quand la femelle décide de construire un nouveau nid pour élever une seconde nichée à la fin du printemps, ce qui est assez courant, elle laisse le mâle s'occuper seul des oisillons encore au nid. La tâche n'est pas de tout repos : il y a souvent six jeunes, parfois plus.

     

    Christophe GILBERTON
    Source : Les oiseaux du jardin - Flammarion


  • Commentaires

    1
    Mercredi 26 Avril à 17:33

    Bonjour

    J'aime ce site

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :